L'assurance cyber, longtemps réservée aux grands groupes, s'ouvre de plus en plus aux PME. Face à la fréquence croissante des attaques (phishing, ransomware, fraude au président), la question mérite d'être posée sérieusement — mais elle ne remplace jamais une vraie protection technique.

Ce qu'une cyberassurance couvre généralement

Ce qu'elle ne couvre (presque) jamais

La majorité des contrats exigent un niveau de sécurité minimum préexistant pour être valides : antivirus à jour, sauvegardes régulières, authentification forte. En cas de sinistre, l'assureur peut refuser d'indemniser si ces mesures de base n'étaient pas en place au moment de l'attaque — la petite ligne du contrat que personne ne lit avant de signer.

L'assurance est un filet, pas une stratégie

Une cyberassurance intervient après l'incident. Elle ne réduit en rien la probabilité d'être attaqué, ni les dégâts opérationnels immédiats (arrêt de l'activité, perte de données, atteinte à la réputation). Les entreprises qui s'en sortent le mieux sont celles qui combinent :

  1. Une protection technique réelle (pare-feu, sauvegardes testées, mises à jour, sensibilisation des équipes)
  2. Une assurance cyber comme filet financier en dernier recours
  3. Un plan de réponse à incident déjà écrit, pour ne pas improviser le jour J

Avant de signer

Faites vérifier votre éligibilité réelle par votre prestataire IT avant de souscrire : un audit de sécurité rapide permet de savoir si votre entreprise remplit déjà les conditions de base du contrat — et d'éviter la mauvaise surprise d'une clause d'exclusion découverte au pire moment.

On accompagne nos clients en infogérance sur ce point précis : mettre en place les bases de sécurité qui rendent une cyberassurance réellement utile en cas de besoin.